Les Côteaux Sud Epernay

Liste des communes pour ce terroir

11

Communes

2 113

Exploitants

1 268,60 ha

de vignes

42,14%

Chardonnay

45,51%

Meunier

12,29%

Pinots-Noirs

Brugny-Vaudancourt

128

77,30 ha

19,00 ha 55,60 ha

2,70 ha

Chavot-Courcourt

191

125,20 ha 55,40 ha 63,60 ha

6,00 ha

Epernay

396

257,30 ha 155,00 ha 39,50 ha

62,70 ha

Mancy

327

190,20 ha 101,20 ha 77,80 ha

11,20 ha

Monthelon

177

103,90 ha 56,30 ha 41,00 ha

6,60 ha

Morangis

51

23,70 ha 13,40 ha 8,70 ha

1,60 ha

Moslins

33

14,70 ha 8,70 ha 4,70 ha

1,30 ha

Moussy

221

135,70 ha 41,80 ha 82,60 ha

11,00 ha

Pierry

196

110,10 ha 36,40 ha 53,80 ha

19,90 ha

Saint-Martin d’Ablois

119

82,50 ha 8,00 ha 66,40 ha

8,00 ha

Vinay

274

148,00 ha 39,40 ha 83,70 ha

24,90 ha

Moussy (à l’époque Monceiacum) remonte environ à 1110, époque où il dépend de l’ abbaye de la Charmoye. L ’histoire récente du village est liée au vignoble : le phylloxera y est signalé le 18 août 1892 et de nombreux habitants s’illustreront lors des mouvements de 1911 contre les fraudeurs, l’un d’entre eux, Paul Ganon, étant immortalisé par le nom d’une rue du village.

Pierry Traversé par le ru Le Cubry, Pierry est un village des Côteaux Sud d’Epernay. Son histoire est liée à celle du Champagne. Le frère Oudart, l’émule de Dom Pérignon dans la manipulation des premiers vins de Champagne, y a vécu et a été inhumé dans l’église Saint-Julien. Fort apprécié des nobles au XVIIIe siècle, belles demeures et châteaux témoignent de la vie de cour qui s’y déroulait.

Château de Brugny

La première mention de la seigneurie de Brugny date de 1223 par l’hommage que Gui III de Châtillon rendit pour cette terre au comte de Champagne. Il était marié à Agnès de Donzy, comtesse de Nevers et de d’Auxerre, veuve de Philippe de France1. Témoin de cette époque, la tour carrée date du XIIIe siècle. Le château de Brugny et son fief relevaient de la seigneurie d’Epernay. Lors de la guerre de Cent Ans, Camille Dreyfus et André Berthelot dans leur La Grande encyclopédie nous apprennent que Brugny fut le théâtre de nombreux affrontements entre les Anglais et les Français. Le Roi Henri IV y aurait séjourné à la suite du siège d’Epernay.

 

La particularité de Brugny est de n’avoir jamais été vendu de son origine jusqu’à aujourd’hui

Le château médiéval était construit selon un plan quadrangulaire flanqué de quatre tours rondes. Une cinquième faisait office de donjon et protégeait l’entrée du château. Elle est le vestige de l’ancien château détruit pendant la guerre de Cent-Ans. Il était entouré de larges fossés. Des quatre ailes il n’en reste aujourd’hui que deux.

Certains éléments du château (façades, toitures, tour carrée, douve) sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 17 mai 1990

Le Château de Brugny Vaudancourt est une propriété privée. Seule la visite des extérieurs est possible. Ce beau château de la Renaissance, situé à l’extrémité du village, au milieu d’un vaste parc, dans une position d’où la vue s’étend sur toute la vallée du Sourdon, possède une tour du XVème siècle. C’est un vestige de la forteresse primitive. Grand parc avec beaux arbres, cours d’honneur avec parterre. Visite possible

 

Château de la Marquetterie

Pur joyau du style Louis XV sauvegardé par Taittinger.

 

Le Château de la Marquetterie s’accroche aux flancs d’une colline de vignes de Champagne dominant l’ouest du village de Pierry (au sud d’Epernay).

Cette belle gentilhommière du XVIIIe siècle fut de 1760 jusqu’à la Révolution Française propriété d’un illustre écrivain, Jacques Cazotte, Maître de la littérature fantastique du XVIIIe siècle.

A l’occasion des vendanges, Jacques Cazotte réunissait à La Marquetterie quelques-uns des plus célèbres écrivains de l’époque dont Voltaire et Chénier. Le Château de la Marquetterie, c’est aussi le coup de foudre du Jeune officier de cavalerie Pierre-Charles Taittinger qui en tombe amoureux lorsqu’il rejoint le Maréchal Joffre qui y avait établit son état-major pendant la guerre de 1914.

Pierre-Charles Taittinger en a fait vingt ans plus tard (1934) un symbole de la famille Taittinger et de sa Maison de Champagne qui assure toujours la sauvegarde de cette brillante parcelle du patrimoine de la Champagne.

Château de Pierry

Cette gentilhommière est édifiée vers 1734 par Monseigneur de Choiseul-Beaupré, évêque-comte de Châlons-en-Champagne et pair de France. Son histoire est liée à la naissance du champagne.

La notoriété du village de Pierry (au sud d’Epernay capitale Cœur de Champagne) remonte à la fin du XVIIème quand le moine cellérier bénédictin Frère Jean Oudart (1654-1742), disciple contemporain du célèbre Prieur de l’Abbaye d’Hautvillers Dom Pérignon (1638-1715), participe aux travaux d’élaboration du champagne effervescent.

Dans les années 1730, Claude Antoine de Choiseul Beaupré, 24ème Evêque Comte de Châlons-en-Champagne, Pair de France y construit sur un terrain de 48 arpents d’un seul tenant, vierge de toute construction une résidence à vocation viti-vinicole, (avec pressoirs, celliers et caves) « pour y avoir en priorité « du bon vin de Pierry travaillé selon la méthode du Frère Jean Oudart » ». Mgr de Choiseul réalisera cette « petite » résidence de campagne personnelle (25 pièces, plus de 1000 m2 habitables, 3000 m2 de dépendances et 25 arpents de bonnes vignes) et la gardera jusqu’à sa mort en 1763.

La route actuelle coupera la propriété en deux vers 1760, séparant le vignoble des chais et du Château. Sous Napoléon 1er, Monsieur de Maupas, oncle du fameux Préfet de Police de Napoléon III, y fera de fréquents séjours.

Au milieu du XIXème siècle, la propriété sera morcelée et la famille d’Arragon en deviendra le principal propriétaire (Mademoiselle d’Arragon épousera William Deutz, fondateur de cette Grande Marque de Champagne).

La famille Gobillard, (dont l’aïeul Jean-Baptiste Gobillard fut le premier Maître Vigneron de Monseigneur de Choiseul), deviendra propriétaire d’une partie des dépendances en 1858, et Jean-Paul Gobillard rétablira l’unité originelle de cette belle demeure dans les années 1970, en restaurant son identité originelle d’exploitation viti-vinicole.

Cette ravissante Gentilhommière (ouverte aux réceptions privées) compte parmi les atouts de l’œnotourime en Champagne.

 

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